19 Mar
19Mar

Bonjour. Après une nuit pas trop mauvaise, certainement dû à la fatigue du voyage de la veille, me voilà réveillé à 7am et découvre le paysage qui nous entoure. Les douze du groupe se sont divisés pour remplir les quatre tentes installées, je me suis mis avec le groupe des ronfleurs, et oui,, il paraît que je suis un ronfleur par intermittence, nous sommes donc trois dans la tente.

Programme de la journée, qui va être chargé, plus Distribution du chèche, ( une sorte de voile pour se protéger la tête du soleil et du vent sec du désert ) nos guides sont des Berbères

Karid, le chef de la caravane m’a trouvé tout de suite mon nom, Ali Baba

Nuit à la belle étoile, pour admirer le ciel, quoiqu’avec un trois-quarts de lune, difficile de voir un ciel constellé. L’organisation est excellente, la caravane est scindée en deux, le bivouac part en premier avec les tentes pour les monter, ainsi lorsque le groupe arrive , tout est en place, les chapiteaux pour dormir et l’emplacement pour le dîner.

Au milieu de nul part, surgit une baraque, ( genre ferme) une famille vit là avec quelques moutons, mais ils ne sont pas n’importe où, il y a un puit d’eau potable à quelques dizaines de mètres, alimenté avec des plaques solaires. C’est incroyable de rencontrer de l’eau là, alors qu’au alentour tout est sec, et qu’un léger vent constant te dessèche la gorge.

Prêt pour le départ, une nouvelle journée commence. Les nuits sont assez fraîches entre 5 et 10 C. J’ai décidé de dormir dans la tente ronfleur. Fini la belle étoile. Il y a une tente gaz ( pétomen/ women. ) ça n’est guère mieux, mais ça rigole à tope. La chaleur commence de suite vers 8,30/9h et monte rapidement dans la journée avec toujours un léger vent sec, qui te dessèche la bouche et les lèvres.

Nous sommes au quatrième jour de marche, et l’on peut dire que l’on est en plein désert, des dunes de partout, Karid m’explique qu’il se repère par rapport aux très hautes dunes, il y en a quelques unes, celle-ci ne bougent pas, quelque soit le vent qui les harasses, au contraire des petites dunes qui peuvent évoluer par rapport au vent. C’est quand même une immensité, je me demande ce que je ferais sans guide et caravane ?? Si tu marches un peu trop en arrière et te laisses distancer, d’un seul coup, plus personnes, ni caravane, ni groupe, ils ont disparu derrière une dune, heureusement qu’il y a les traces des chameaux dans le sable, pas le temps d’avoir disparu a cause du vent. OUF!!

Ce jour nous avons marché toute la matinée, et une partie de l’après midi. Lorsque nous arrivons les tentes sont montées, et après s’être légèrement reposé, tout le monde a décidé d’escalader la grande dune en face de nous, pour admirer le coucher le soleil, quatre-vingt mètres, ça parait simple, pourtant la montée sera pénible avec un vent qui souffle de plus en plus fort de face, il te rentre de partout et il faut faire attention aux yeux. Je ferai des efforts pour atteindre le 1er. sommet.


Pipi/ popo = quand tu changes de nourriture, de climat cela ajouté aux nerfs, surgissent tous les problèmes pour déféquer. C’est diarrhée ou constipation, et chacun y passe, et cours parfois rapidement se cacher derrière une dune.Arrivé au camp, Oscar, le coach, désigne un endroit pour les besoins, ou devant ou derrière selon les aléas du terrain, à un minimum de 200m. Après chacun va plus ou moins loin.Le papier hygiénique est brûlé, quoique parfois il faut un certain temps pour l’allumer, vu le vent qui souffle, et les briquets que tu as emporté. Quand à tes besoins tu les recouvre de sable. Les deux premiers jours, à peine déféqué, que des dizaines de mouches apparaissaient, sortis de je ne sais d’où ? Puis pénétrant en profondeur dans le désert, plus aucune.

Le vent diminuera juste après le coucher du soleil, suffisamment de temps pour monter une tente supplémentaire de huit places, chacun trouvant sa place pour dormir à l’abri. L’accalmie durera peu, il soufflera de nouveau toute la nuit et il continuera le matin, Karid, le chef de la caravane décide de rester sur place. Trop dangereux d’avancer par ce vent, au risque de se perdre. Pour passer le temps nous ferons, pour ceux qui n’ont pas profité des dromadaires, une excursion autour du camp, nous invitant à boire le thé à l’abri des tamaris.

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